Des sources pour l'histoire
de la protection sociale
Spectacle, presse & médias
Charlotte Siney sous la direction de Patrick Eveno, Pascale Goetschel et Michel Dreyfus, en collaboration avec Elvina Fesneau, Eric Belouet, Sylvie Charlier.
Recherche
par catégories
Méthode par
focalisation
(Global>Détail)
Commencer
Moteur de
recherche
Méthode
assistée, par
mots-clés
Commencer

» Les centres d'archives publics » Les Archives municipales » Archives municipales

Recherche
par catégorie #3

Les Archives municipales

Présentation Fiche et inventaire > OK

Archives municipales

             Les Archives municipales conservent les documents produits par les mairies et les différents services municipaux, appelés « archives communales ». Les services sont de taille et d’importance variables en fonction de la commune dont ils dépendent : de quelques documents conservés au sein des mairies dans les plus petites municipalités, ils représentent parfois de véritables services dotés d’un bâtiment propre pour les agglomérations les plus importantes. Conséquence de cette disparité, les résultats de nos recherches sont très variables d’un service à l’autre. Au total, 374 services ont retenus, en fonction de l’importance numérique de la ville ou d’une spécificité en rapport avec notre thématique. Seuls 87 d’entre eux, soit moins du quart, ont apporté des éléments en rapport avec la protection sociale dans la presse et le spectacle. Comme pour les archives départementales, trois méthodes de recherche ont été conciliées : des demandes de recherche à distance, la consultation des sites Internet, de plus en plus nombreux et complets, ainsi que des visites sur place. Notons qu’en raison de la moindre importance des recherches à entreprendre, au sein d’une documentation elle-même beaucoup moins dense, la coopération des archivistes s’est avérée plus aisée que dans les archives départementales. Les visites sur place ont donc été moins fréquentes.

 

            D’une manière générale, les fonds d’archives ont été recueillis dans les centres urbains les plus importants : Lyon, Bordeaux, Marseille et Toulouse, qui comporte un fonds très riche sur le théâtre du Capitole. Toutefois, des agglomérations de taille moindre ont également fourni une documentation intéressante, comme Rennes, Reims, Villeurbanne, Saint-Etienne et Angers. Un traitement à part doit être fait à la ville de Paris, où les archives de la ville et du département sont réunies dans un même service, dont l’inventaire a été présenté dans la rubrique « Archives départementales ». D’autres grandes agglomérations font exception à la règle : à Lille, la pauvreté de la documentation s’explique en partie par l’incendie de l’hôtel de ville en 1916, au cours duquel une grande quantité d’archives administratives du XIXe siècle a disparu. A l’inverse, dans de petites agglomérations, des fonds importants ont été retrouvés, généralement liés à la présence d’une institution spécifique à ces professions : c’est le cas de Vigneux-sur-Seine, où fut créée la Maison de retraite du cinéma, et de Cannes, dotée de structures de spectacle dynamiques, et où Maurice Chevalier installa son éphémère « maison de repos pour anciens auteurs compositeurs nécessiteux » (villa La Louque). Bien que plus modeste dans les autres villes, la documentation s’avère toujours intéressante : aux dossiers sur les syndicats ou mutuelles de la ville, s’ajoutent des fonds privés d’entreprises locales, de presse ou de spectacle.

 

            L’organisation des archives communales repose sur une instruction du 16 juin 1842, modifiée par une circulaire du 20 novembre 1879, puis complétée par un arrêté du 31 décembre 1926 sur le règlement et le cadre de classement des archives communales. Ce cadre de classement, toujours en vigueur, concerne les archives antérieures à 1982. Après 1982, a été adopté le système de cotation en continu (W), identique à celui des archives départementales à partir de 1942[1]. Au sein des archives modernes, plusieurs séries entrent dans le cadre de notre recherche. Dans la série F (population, économie sociale et statistique), la sous-série 7 F concernant le travail comporte des dossiers sur les syndicats professionnels de la ville. La série I ou J (police, hygiène publique et justice) apporte, notamment dans ses sous-séries 1 I ou 2 I sur la police locale ou générale, quelques indications sur les syndicats professionnels, les associations ou les sociétés mutualistes de la ville. De la même manière, la sous-série 5 Q consacrée aux sociétés de secours mutuels locales détient des dossiers individuels, plus ou moins complets, sur ces sociétés. Quant à la série R sur les affaires culturelles, elle délivre parfois, dans une moindre mesure, des informations sur les sociétés de secours ou caisses de retraite du personnel des théâtres municipaux.

 

            Dans les fonds contemporains (série W), figurent des documents sur les structures culturelles urbaines, donnant dans certains cas des indications sur la protection sociale des employés, les syndicats représentatifs du personnel, les sociétés mutualistes ou autres associations de secours et d’entraide des secteurs de la presse ou du spectacle. Dans certains cas, la série W contient également des dossiers sur les syndicats professionnels ou les sociétés mutualistes locales. Aux fonds publics, s'ajoutent des fonds d'origine privée (Z ou S), qui contiennent parfois des données sur les structures culturelles municipales, des associations de secours et syndicats professionnels, des journaux locaux ou des imprimeries. Bien que plus restreinte en quantité, la documentation fournie par les archives municipales n’en reste pas moins d’un grand intérêt et s’avère complémentaire aux fonds des archives départementales.

 

 

 



[1] Instruction AD 83-1 du 8 mars 1983.